
Ferblanterie et chéneaux à Gland
Chéneaux, descentes, solins, noues, couvertines et habillages en zinc-titane, cuivre ou tôle prélaquée. Façonnage et pose par des ferblantiers, pas par improvisation.
La ferblanterie, ce métier discret dont dépend tout le reste
En Suisse romande, on ne parle pas de zinguerie mais de ferblanterie, et l’artisan qui façonne et pose la tôle est le ferblantier. Ce vocabulaire n’est pas anecdotique : il désigne un vrai métier, avec ses outils, sa formation et ses gestes propres. Un couvreur qui bricole un chéneau et un ferblantier qui le façonne ne produisent pas le même ouvrage.
La mission de la ferblanterie est simple à énoncer et exigeante à réaliser : conduire l’eau du haut du toit jusqu’au sol, sans jamais lui laisser la moindre occasion de s’infiltrer dans la construction. Cela suppose des pentes correctes, des recouvrements orientés dans le bon sens, des dilatations prévues et des jonctions soudées ou serties plutôt que collées.
C’est aussi le poste le plus souvent sacrifié sur les devis bon marché. On garde les anciens chéneaux parce qu’ils tiennent encore, on reprend un solin au mastic, on remet une descente déformée. Deux hivers plus tard, l’eau ruisselle derrière la gouttiere et le bas de charpente commence à noircir, alors que la couverture, elle, est neuve.
- Chéneaux suspendus ou encastrés, façonnés sur mesure
- Descentes, coudes, déversoirs et crépines
- Solins de cheminée et de mur en tôle façonnée
- Noues, arêtiers et rives métalliques
- Couvertines de murets et d’acrotères
- Habillages de lucarnes et de bandeaux

Zinc-titane, cuivre, tôle laquée : que choisir
Le choix du métal se fait selon l’esthétique recherchée, le budget et surtout la compatibilité avec les matériaux déjà présents. Le zinc-titane offre le meilleur compromis pour l’immense majorité des maisons de la région : durable, discret, il se patine en gris mat et se travaille bien. Le cuivre, plus coûteux, se justifie sur les bâtiments de caractère et dure encore plus longtemps.
La tôle d’acier prélaquée permet de coordonner exactement la teinte des chéneaux avec celle de la couverture ou des menuiseries. L’aluminium, léger et insensible à la corrosion, convient bien aux grandes longueurs. Nous écartons en revanche systématiquement les associations à risque, comme une descente en zinc recevant l’eau ruisselant sur du cuivre, qui provoque une corrosion accélérée.

Pourquoi un chéneau déborde vraiment
Un chéneau qui déborde n’est pas toujours un chéneau percé. Dans plus de la moitié des cas que nous constatons, il s’agit d’un problème de pente, de section insuffisante par rapport à la surface de toit collectée, ou tout simplement d’un encombrement par les feuilles et les aiguilles. Diagnostiquer avant de remplacer évite des travaux inutiles.
Nous mesurons la surface réellement collectée par chaque ligne de chéneau, nous vérifions la pente au niveau, nous contrôlons le nombre et le diamètre des descentes. Sur les grandes toitures de ferme ou les immeubles, il arrive qu’une descente supplémentaire règle un problème vieux de vingt ans pour un coût dérisoire.
Sur les bâtiments entourés d’arbres, courants sur La Côte, nous proposons des crépines et des protections de chéneaux. Elles ne dispensent pas d’un contrôle périodique, mais elles espacent nettement les interventions et évitent les bouchons de descente en pleine saison des pluies d’automne.
Les points singuliers, là où l’eau entre réellement
Sur une toiture, l’eau ne traverse presque jamais le milieu d’un pan. Elle entre aux jonctions : contre une souche de cheminée, le long d’un mur mitoyen, dans une noue entre deux pans, autour d’une fenêtre de toit ou d’une sortie de ventilation. Ces zones s’appellent les points singuliers et concentrent l’essentiel des sinistres que nous réparons.
Les solins de cheminée
Un solin correct est un ouvrage de tôle façonné, engagé dans la maçonnerie ou protégé par une bavette, qui renvoie l’eau sur la couverture. Un solin au mortier fissure inévitablement, car le bois de charpente et la maçonnerie ne bougent pas de la même manière. Quant au joint souple en cartouche, il tient deux à trois étés avant de se rétracter.
Les noues
La noue est la ligne creuse formée par la rencontre de deux pans. Elle concentre le débit des deux versants et travaille donc en permanence. Nous la réalisons en tôle, avec des relevés latéraux suffisants et une largeur adaptée à la surface collectée. Une noue trop étroite déborde latéralement sous les tuiles lors des fortes pluies d’orage.
Les rives et les égouts
La rive est le bord latéral du toit, l’égout son bord bas. Ce sont deux zones très exposées au vent, où les décollements commencent. Nous y renforçons les fixations, nous posons des bandes de rive métalliques lorsque la configuration s’y prête et nous vérifions que la première rangée de tuiles déverse correctement dans le chéneau, ni trop court ni trop loin.
Un ouvrage de ferblanterie entièrement réalisé à la cartouche de mastic est un ouvrage provisoire. Le mastic a sa place en complément, jamais en fonction principale d’étanchéité.
Ce que nous réalisons le plus souvent
Remplacement de chéneaux
Dépose de l’ancien ouvrage, contrôle de la planche de rive, façonnage et pose du chéneau neuf avec pente maîtrisée.
Reprise de solins
Retrait des rustines et des mortiers fissurés, réalisation d’un solin en tôle engagé correctement dans la maçonnerie.
Nettoyage et contrôle
Dégagement complet des chéneaux et des descentes, test d’écoulement à l’eau, repérage des points de corrosion.
Ouvrages sur mesure
Couvertines, habillages de lucarne, bandeaux et pièces de raccord façonnées à la demande.
Ferblanterie et chéneaux : vos questions
Parce que c’est le terme professionnel utilisé ici. En Suisse romande, l’artisan qui façonne et pose les éléments en tôle d’une toiture est un ferblantier, et son métier la ferblanterie. On parle également de chéneaux plutôt que de gouttieres. Le vocabulaire français désigne les mêmes ouvrages, mais ce n’est pas celui de la branche en Suisse.
Une fois par an suffit pour une maison dégagée. Si votre toiture est bordée de grands arbres, ce qui est fréquent sur La Côte, deux passages annuels sont plus réalistes, dont un impérativement après la chute des feuilles en automne.
Oui, lorsque la dégradation est localisée et que le reste de l’ouvrage est sain, du même métal et de même section. Nous raccordons alors proprement par soudure ou sertissage. Si le chéneau est corrodé sur plusieurs points ou déformé, un remplacement complet coûte souvent moins cher à terme.
Sur un bâtiment que l’on garde longtemps, oui : sa longévité est remarquable et sa patine est appréciée. Sur une construction récente aux teintes contemporaines, un zinc-titane ou une tôle prélaquée assortie donnent un résultat plus cohérent pour un budget nettement inférieur.
Oui, et c’est même l’une de nos interventions les plus fréquentes. Nous commençons par identifier la cause réelle : bouchon, pente insuffisante, section sous-dimensionnée ou perforation. La réponse et le budget diffèrent complètement selon le diagnostic.
Un chéneau à reprendre ?
Nous mesurons, nous testons l’écoulement et nous vous disons franchement s’il faut nettoyer, réparer ou remplacer.
Ferblanterie et couverture avancent ensemble
Sur un chantier bien organisé, la ferblanterie n’arrive pas après coup. Les chéneaux encastrés, les noues et les solins doivent être posés dans le bon ordre par rapport à la couverture, faute de quoi les recouvrements se retrouvent inversés et l’eau s’infiltre sous la tôle au lieu de couler dessus. Faire intervenir deux entreprises distinctes à quelques semaines d’écart multiplie ce risque.
Nous réalisons donc les deux métiers avec la même équipe et sur le même planning. Cela raccourcit les délais, supprime les allers-retours entre corps de métier et rend la garantie limpide : un seul interlocuteur répond de l’ensemble de l’ouvrage, du bas de charpente jusqu’à la dernière descente d’eau pluviale.
Et l’évacuation au sol ?
Une descente parfaitement réalisée ne sert à rien si elle déverse contre un mur ou dans un regard bouché. Nous vérifions le raccordement au sol et nous signalons les points à reprendre : dauphin en fonte fissuré, regard obstrué par les racines, rejet trop proche des fondations. Ces détails expliquent une bonne partie des remontées d’humidité constatées en pied de façade.